Peut-être qu'avant de penser à jeter bob dylan et ses cd dans la cheminée, il faudrait penser à aller se pendre Godotte. Alors on y va ? Je choisis la passerelle. Et j'emmène dans mon sac mes chaussons, cd et tout ça, t'inquiètes je n'oublie rien. J'emmène aussi cette boule au ventre qui remonte jusqu'à la gorge et que tu ne peux pas contrôler. Ce ptit rien qui fait palpiter le tout. Le c½ur qui bat à 180 à l'heure. Cette impression que ton corps a pris dix ans en une seconde et que tu vas tomber comme une mouche, alors qu'il te reste des heures à tenir. Cette envie de recommencer, de se lancer, même dans le vide, sans avoir peur de tomber. Tes mains qui se croisent, se décroisent et se recroisent. Ces crampes terribles sous tes pieds qui sont en feu et qui finissent par être en sang . Mais le mal est aussi fort que la détermination. Tes yeux qui brillent mais qui voudraient briller plus encore. Cette passion qui fait vibrer tes membres et qui ne meurt jamais. C'est si grandiose, si pur, si miraculeux, totalement démesuré, viscéral, puissant voir surpuissant, fantasque, ostensible et palpitant, tellement troublant, originel, fanatique.. Presque trop. Unique. Le rideau se lève, la lumière t'éblouit, tu remontes la scène, tes pieds en position, à toi de jouer, tu n'as plus le droit à l'erreur.
Au Zénith le 21 mars...